Chacun sa route, chacun son chemin ...

Chacun sa route, chacun son chemin ...
Dis, Maïté, pourquoi tu veux travailler dans l'humanitaire plus tard ? Tu sais c'est pas évident d'être confronté à la misère, c'est éprouvant, traumatisant et de surcroît c'est mal payé ...

C'est un chemin vers un autre mode de vie ...
De nouvelles idéologies, parmi lesquelles solidarité et conscience ont la primeur.
C'est une vision de la vie plus particulière, plus authentique; en mon sens c'est la seule voie praticable vers une vie saine et naturelle, en mettant tout ce qui nous constitue au service des valeurs qui sont les nôtres.


# Posté le dimanche 14 décembre 2008 08:32

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 14:44

It's time to eat poulet-frites

 It's time to eat poulet-frites
Un jour on m'a dit 'arrête de fumer, c'est mauvais pour la santé.' Puis j'ai appris que le fait de prendre un bain après une dure journée de labeur épuisait des ressources naturelles. Ensuite, ma meilleure amie m'a dit que si je mangeais des OGM j'avais de fortes chances de crever d'un cancer. J'ai suivi toutes ces recommandations à la lettre et ainsi s'en sont suivies mille et une contraintes qui m'étaient jusqu'alors inconnues. Je ne traverse plus la rue au bonhomme rouge, je ne me détend plus en fumant bio lorsque mon amoureux me tape sur les nerfs, je ne vais plus dans les grandes distributions pour ne pas encourager la soif de profit, je ne regarde plus la télé pour ne pas mettre en danger mon intelligence, je ne me baigne plus dans l'eau des fontaines de Poissy, je ne vais plus en secret à Paris le 14 juillet, et je me tire une balle dans la tête parce qu'il n'y a plus assez de ressources pour subvenir aux besoins de toute la population.

Et bien non, moi je mène ma vie comme je l'entend avec une authenticité, une spontanéité et un goût de vivre qui me sont propres. Je m'appelle Marianne Gasnier François Robin, je dis merde aux donneurs de leçons et j'ai bien raison.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 10:25

Cinq, Quatre, Trois, Trois, Trois ...

Cinq, Quatre, Trois, Trois, Trois ...
"Tu sais, si l'on veut qu'une amitié soit inébranlable il faut savoir faire preuve d'une honnêteté totale quant aux petites choses
de la vie..."

En tout juste trois jours, on s'est créé tout un jardin douillet rempli de souvenirs parfumés de campagne et de sourires figés par le flash d'un appareil photo. En un tout petit bout de vie, on s'est frabriqué un coin secret digne d'un bouclier anti-blues. Moi j'dis, c'est de la magie.

# Posté le mardi 04 novembre 2008 06:23

Modifié le mardi 04 novembre 2008 11:17

Le cartable

Imagine, fixé sur ton dos frêle, un
immense cartable plein d'une tonne de
bouquins inutiles. Imagine qu'il soit fixé
si fermement que tu ne puisses plus le
retirer. Les premiers mois sont les plus
durs, tu regardes autour de toi et tu ne
peux pas t'empêcher de jalouser ton
entourage qui se balade en toute
innocence, sans réaliser la chance qu'il
a d'être exempt de ta charge. Au début,
la moindre évocation d'une quelconque
douleur de la part de quelqu'un d'autre
t'exaspère. Mais tu es tout seul avec ton
cartable, alors tu t'isoles. Tu ne supportes
plus le contact avec les autres, et lorsqu'une
de leurs plaintes parvient à tes oreilles,
tes cheveux se dressent sur ta tête. Tu
t'enfermes dans ta fatalité pendant un
certain temps jusqu'à ce que tu réalises
que cette charge ne quittera jamais le
logement douillet de tes épaules. A ce
moment là, tu décides de prendre ta vie
en main. Quatre mois que tu te trimballes
ce sac, quatre mois que tu n'as pas échangé
la moindre discution futile avec quelqu'un
d'autre que ta vache en peluche. De toute
façon, tu ne le sens même plus ton sac.
Alors tu repars à zéro. Tu décides de faire
exactement comme si tu avais les épaules
nues. Et ça marche. Tu recommences à
courir et tu t'autorises enfin à vivre. Ainsi,
les mois passent. Ton sac ne te gène
presque plus. Tu as décidé de l'oublier.


6 mois. 12 mois. 15 mois. 17 mois. 24 mois.


Un beau jour, alors que tu étais occupé
à rattraper le temps perdu en savourant
chaque instant, alors même que l'existence
de ton cartable avait été si refoulée qu'elle
semblait avoir disparu, un nouvel élément
entre dans ta vie. Une personne arrive, son
regard posé sur toi t'inquiètes, tu ne sais
plus où te mettre. Tu te sens oppressé. Ta
plus grande crainte est de voir de nouveaux
livres s'accumuler dans ton cartable qui
semblait s'être agrandit pour l'occasion.
Tu sers les dents, et te prépare à affronter
une charge supplémentaire. Tu te prépares
à retomber momentanément dans la fatalité,
et à repartir du début de ton aventure, comme
si tu étais enfermé dans un cercle pervers. Et là,
contre toute attente, ce curieux personnage
dégaine une paire de ciseaux. Il coupe
violemment les bretelles solides de ton sac.
Ce dernier entame une chute qui te semble
durer des heures pour finir par s'écraser sur
un carrelage froid dans un fracas qui est à tes
yeux le plus mélodieux que tu n'aies jamais entendu.


Tu es libre. Mais la différence entre toi et les autres, c'est que tu en as conscience.


# Posté le mercredi 22 octobre 2008 16:37

Modifié le mardi 04 novembre 2008 11:36

Mother Nature

A travers les champs, une escapade pieds nus dans la fraicheur d'une matinée d'octobre. Blottis l'un contre l'autre, deux amoureux émerveillés par la beauté du paysage qui s'offre à eux. Un matin sur la plage, un sourire qui se grave peu à peu sur les joues rouges d'une jeune cavalière.

"Moi, plus tard, je voudrais vivre en Bretagne car là-bas la magie de l'environnement parvient à rendre
chaque instant particulier."
Mother Nature

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 14:19

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 14:51